Colloque de l’Association romande des historien·ne·s de l’art monumental, 12 novembre 2022


8 octobre 2022

Reconsidérer le rôle des femmes dans l’histoire de l’architecture (XVIe-XXe siècle)

Romainmôtier, Maison du Prieur

Le rôle des femmes dans l’histoire de l’architecture est un sujet longtemps sous-estimé, voire ignoré. En 1992, la thèse d’Evelyne Lang consacrée aux premières femmes architectes en Suisse marque le début des recherches dans ce domaine et met en lumière les pionnières des XIXe et surtout XXe siècles, ainsi que leur apport à cette discipline. Des monographies de femmes architectes paraissent quelques années plus tard, notamment sur Jeanne Bueche en 1997. Par la suite, quelques études et travaux universitaires, non encore publiés, démontrent que bien avant que Flora Steiger-Crawford ne devienne, en 1923, la première femme à exercer le métier d’architecte en Suisse, d’autres ont joué un rôle important dans l’histoire de l’architecture, en travaillant comme manœuvre, en dirigeant des chantiers ou des entreprises, ou en dessinant des plans. Ainsi, ce colloque abordera les multiples implications des femmes dans le domaine de l’architecture, en se basant principalement sur des études encore inédites et en couvrant une période allant du XVIe siècle jusqu’à nos jours.

Programme

9:00   Accueil et café croissant
9:15   Ouverture du colloque

10:00   Les femmes sur les chantiers à Genève, XVIe-XVIIe s., par Isabelle Brunier, historienne de l’art

10:30   «Vous auriez en moi un très bon sergent, s’il y avait autant de capacité que de bonne volonté». Catherine de Chandieu et la construction du château de L’Isle (1694-1698), par François Cojonnex, historien et maître d’histoire au gymnase de Renens

11:00   Anna Eynard architecte, entre légende et réalité, par Isabelle Roland, historienne de l’art et de l’architecture

11:30   Table ronde. Modération: Pascal Liévaux, conservateur général du patrimoine, chef du Département de la recherche sur le patrimoine, ministère français de la Culture

12:15 Repas de midi

13:30   Visite guidée de la Maison du Prieur. Avec Brigitte Pradervand et Vanessa Diener, historiennes de l’art, et Olivier Grandjean, président de la Fondation de Romainmôtier

14:30   Les premières femmes architectes en Suisse: études de cas, par Evelyne Lang Jakob, architecte EPFZ et auteure de Les premières femmes architectes de Suisse

15:30   Questions-débat avec Evelyne Lang (modération: Alexandra Ecclesia, historienne de l’architecture)

16:00   Pause café

16:30   Marguerite Naville-Soret (1882-1969): une brodeuse, mosaïste et peintre dans les églises de l’entre-deux-guerres, par Camille Noverraz, historienne de l’art

17:00   Conclusion
17:30   Fin de la journée

télécharger le programme.

Informations

Colloque ouvert à toutes et à tous, entrée libre, sur inscription à info@arham.ch jusqu’au 28 octobre.

Merci de préciser si vous souhaitez participer au repas de midi :
plat végétarien 24 fr., avec viande 29 fr. + boissons, à payer sur place (cash ou twint).

Comité d’organisation : Alexandra Ecclesia, Carole Schaub, Isabelle Roland et Vanessa Diener. Contact : info@arham.ch, https://arham.ch

Accès en transports publics. Train régional jusqu’à Croy-Romainmôtier, puis bus pour Romainmôtier (poste) à 8:35, 10:35, etc. Retour: dernier bus depuis Romainmôtier à 18:13

Avec le soutien de la Fondation de Romainmôtier et de la section d’histoire de l’art de l’Université de Lausanne

Énergie et demeures historiques: le dernier cahier thématique de Domus Antiqua Genève


23 août 2022

La section Genève de Domus Antiqua Helvetica publie un cahier thématique sur un sujet brûlant d’actualité. Le réchauffement climatique représente en effet l’un des défis majeurs de notre époque auquel les propriétaires de bâtiments historiques n’échappent pas. Mais la transition énergétique ne saurait se réduire à l’emballage des façades, au remplacement des fenêtres et au saupoudrage de panneaux solaires en toiture, en faisant fi des qualités architecturales d’un édifice. Pour concilier les objectifs légitimes de la préservation du patrimoine bâti et des économies d’énergie, il est essentiel de développer des approches mesurées, innovantes et durables.

Le cahier « Énergie et demeures historiques », qui est le cinquième cahier thématique de Domus Antiqua Genève, souhaite offrir une information rigoureuse, une vision globale et des pistes concrètes à toute personne intéressée par les enjeux de la transition énergétique appliquée au patrimoine bâti. Le corps de l’ouvrage consiste en un « guide pratique » de l’assainissement énergétique de demeures historiques. Il présente un ensemble de solutions pragmatiques et adaptées, dans un domaine en rapide évolution où l’innovation technique et l’apparition de nouveaux produits amplifient régulièrement le champ des possibilités. La partie théorique est illustrée par une dizaine de projets de rénovation exemplaires, issus de la ville et de la campagne genevoise, mais aussi de Suisse romande et alémanique.

Le cahier vient de sortir de presse et peut être commandé sur le site domusgeneve.com pour la somme de 10 CHF.

Cahier rédigé par Aleksis Dind, architecte, membre du comité de Patrimoine suisse section vaudoise et organisateur du Forume Energie + Patrimoine (Lausanne, mars 2022).  

→ Télécharger le pdf du cahier.

Victoire de Patrimoine suisse Vaud au Tribunal fédéral: le Tribunal cantonal désavoué


14 avril 2022

Excellente nouvelle pour la section vaudoise de Patrimoine suisse : l’arrêt de la CDAP, en date du 7 juillet 2020, qui lui supprimait le droit de recours pour les objets patrimoniaux d’importance locale a été annulé par le Tribunal fédéral. Celui-ci reconnaît sa qualité pour recourir de façon très large pour tout objet intéressant (et non seulement classé ou inventorié). Il considère que l’interprétation de la loi par la CDAP faisait une distinction trop restrictive et insoutenable:

« En affirmant que la décision de démolir un bâtiment « digne d’une certaine protection » n’est pas prise en application de la LPNMS, la cour cantonale procède par un raccourci choquant. De même, exclure tout recours des associations de protection du patrimoine lorsqu’une décision porte sur le maintien – la destruction – d’objets « méritant d’être sauvegardés » revient à nier de manière complète et sans motifs objectifs la fonction du recours idéal prévu généralement dans ces domaines. Enfin, prétendre que la protection générale prévue par la loi n’a pas de portée juridique fait fi de façon manifeste et grossière du but essentiel de la LPNMS. On ne conçoit en effet pas raisonnablement que le législateur cantonal ait adopté des dispositions légales qui n’auraient pas de portée juridique. S’il a prévu un système de protection générale et introduit, pour s’assurer de la correcte application de la loi, un recours idéal des associations, en particulier de celles de protection du patrimoine bâti, la solution de l’arrêt attaqué apparaît en contradiction manifeste avec ce programme législatif. »

C’est un grand soulagement pour Patrimoine suisse section vaudoise, même si dans la récente révision de la loi cantonale sur le patrimoine, une modification lui garantissait désormais le droit de recours pour les notes 3 et 4.

télécharger l’arrêt du TF, 22 mars 2022.

Distinction de l’Ouest 2022 : appel à candidatures


13 avril 2022
L’appel à candidatures pour la Distinction de l’Ouest 2022 a été lancé. Il s’agit de reconnaître les réalisations récentes, petites ou grandes, qui créent le patrimoine urbain et paysager de demain. Les dossiers sont à déposer jusqu’au 22 juin. La cérémonie publique de remise de la distinction aura lieu le 26 novembre.

Une vitrine et un encouragement à la culture du bâti

Toutes les réalisations architecturales, urbaines ou paysagères sont concernées, aussi bien les nouvelles constructions que transformations/réaménagements. Le concours porte sur des réalisations récentes. Il constitue comme une vitrine de ce qui se réalise actuellement. Il met en valeur ce qui façonne l’Ouest lausannois et participe à créer le patrimoine urbain, de la petite pépite cachée au plus majestueux des projets.

Créée par l’association «Ouest lausannois: Prix Wakker 2011»

La Distinction de l’Ouest a été créée en 2017 par l’association «Ouest lausannois: Prix Wakker 2011». Elle est remise tous les 3 ou 4 ans. En 2018, le jury avait examiné 34 projets et attribué 5 distinctions.
Pour cette 2e édition, la cérémonie de remise de la distinction aura lieu samedi 26 novembre 2022. Une exposition présentera les réalisations candidates. Une édition des «Cahiers de l’Ouest» sera consacrée à la Distinction. Les réalisations lauréates seront signalées par une plaque visible dans l’espace publique.

Communiqué de presse et appel à candidatures: www.olpw-2011.ch

Invitation à la séance publique du jury, samedi 27 août 2022, à Renens

Suite à un appel à candidatures lancé ce printemps et après une première délibération du jury, ce sont 11 réalisations qui ont été retenues sur 21 projets soumis. La population est invitée à venir assister au travail du jury le 27 août 2022. Cette séance publique permettra aux personnes intéressées de voir quelles sont les réalisations en lice, de comprendre le fonctionnement d’un jury, et enfin, de pouvoir communiquer directement avec ses membres.

Pour des raisons d’organisation, les personnes intéressées sont priées de s’inscrire par courriel à l’adresse sdol@ouest-lausannois.ch ou par téléphone au 021 632 71 60.

Déroulé de la journée: 13h00: ouverture des portes et de l’exposition des réalisations retenues; 13h30-15h00: séance du jury en public. Dès 15h30: délibération finale à huis clos.

Lieu : Collège du Léman, Salle Polyvalente de la Vaudaire, rue du Léman 12, à Renens.

Plus d’infos: www.olpw-2011.ch

Distinction vaudoise du patrimoine 2022 au Chemin de fer – Musée Blonay – Chamby 


15 mars 2022

Après avoir honoré les restaurations du Château de l’Aile et de la Salle del Castillo à Vevey en 2018 et la Fondation du Bois de Chênes en 2020, la section vaudoise de Patrimoine suisse a choisi de récompenser Chemin de fer – Musée Blonay – Chamby. Ce musée unique en son genre en Suisse contribue depuis plus de 50 ans à la sauvegarde d’un matériel ferroviaire destiné à disparaître, qui présente un intérêt historique et technique indéniable. Il a assuré l’entretien et la restauration très minutieuse de nombreux véhicules. Enfin, l’exploitation touristique de la ligne Blonay – Chamby a permis de conserver de nombreux savoir-faire, grâce à la passion de plusieurs générations de bénévoles. Autant de raisons qui ont convaincu la section à attribuer au Chemin de fer – Musée Blonay – Chamby la Distinction vaudoise du patrimoine 2022.

Historique

Devenu aujourd’hui un élément constitutif du paysage helvétique, le chemin de fer a connu une grande expansion sur sol suisse dans la seconde moitié du XIXe siècle, dopé par la révolution industrielle et le développement du tourisme. Dans le canton de Vaud, de nombreux projets se sont succédé pour relier la Riviera vaudoise aux régions de la Gruyère et de l’Oberland bernois. Parmi eux, deux projets sont déposés fin 1899 ; il s’agit des liaisons Vevey – Blonay – Chamby et Vevey – Châtel-St-Denis. Le 1er octobre 1902, la ligne Vevey – Chamby est inaugurée, suivi en 1904 de la ligne St-Légier – Châtel-St-Denis, puis de la ligne à crémaillère Blonay – Les Pléiades en 1911.

Dans les années 1960, en raison d’une fréquentation modeste, deux conditions sont imposées par la Confédération lors des pourparlers visant au renouvellement de la concession des Chemins de fer électriques veveysans : la cessation du trafic ferroviaire entre Blonay et Chamby sans service de substitution, ainsi que celle entre St-Légier et Châtel-St-Denis avec un remplacement par un service de bus. Le 22 mai 1966 la ligne Blonay – Chamby est fermée au trafic après plus de soixante ans d’activité.

Les débuts d’une aventure

Les prémices du chemin de fer touristique Blonay – Chamby coïncident avec l’annonce de la suppression inéluctable du service régulier sur ce même tronçon. Des passionnés du rail se retrouvent le long du parcours pour photographier une dernière fois le train de Chamby. Une idée germe alors : ne pourrait-on pas la préserver et y faire circuler un train touristique à l’exemple de ce qu’il se fait en Angleterre ? La ligne possède de nombreux atouts. Long de trois kilomètres, le tronçon comporte en effet toutes les caractéristiques d’une vraie ligne de montagne avec une forte rampe, un viaduc, un tunnel, un passage en corniche et une vue remarquable sur le lac Léman et les Alpes. La région est très touristique et bien équipée en moyens de transport, garantissant des visiteurs potentiels. La proximité des centres urbains de Vevey, Montreux et Lausanne devrait permettre de trouver suffisamment de bénévoles pour assurer le succès de l’entreprise.

Une assemblée constitutive se tient en décembre 1966 et les 82 personnes présentes fondent la Société pour la création du chemin de fer touristique Blonay – Chamby. Après l’obtention des autorisations cantonales et fédérales, l’inauguration a lieu le 20 juillet 1968. Le succès dépasse toutes les prévisions : 2900 personnes sont transportées le premier weekend. Le bilan de la première saison s’élève à 20’000 voyageurs.

Une collection unique en Suisse

Les pionniers qui se sont rassemblés autour de la création d’un musée vivant du chemin de fer ont bénéficié de circonstances uniques. Bon nombre de compagnies ferroviaires étaient alors supprimées au profit d’un service routier ou devaient procéder au renouvellement de leur flotte qui remontait pour la plupart à leur création. Le tout jeune musée s’est positionné comme ultime issue avant le passage chez le ferrailleur. C’est ainsi que de nombreux véhicules ont pu rapidement enrichir la collection. Dès 1973, différents bâtiments nécessaires au garage, aux travaux d’entretien et de restauration ainsi qu’à l’accueil des visiteurs sont construits sur le site de Chaulin.

Le dépôt-musée abrite la majeure partie de la collection composée de 77 véhicules ferroviaires. Cet ensemble est reconnu comme l’une des collections les plus complètes et représentatives en Europe. Elle couvre huit décennies, la plus ancienne pièce datant de 1868 – la voiture du Lausanne Echallens – et la plus récente de 1947 – le tram 28 de Lausanne. La collection comporte ainsi 46 véhicules romands, dont 20 vaudois. Les autres véhicules proviennent de la Suisse alémanique (22) et de l’étranger (9). Une soixantaine sont actuellement en fonction, 3 en révision et 14 sont des pièces d’exposition.

Depuis 1968, plusieurs générations de volontaires se sont investis pour faire vivre le musée. L’association, composée aujourd’hui d’environ 120 bénévoles actifs, assure les travaux d’entretien et de restauration et met en service des trains historiques chaque weekend, de mai à octobre.

→ La Distinction sera remise au Chemin de fer – Musée Blonay – Chamby le samedi 21 mai 2022 en présence notamment de la présidente du Conseil d’Etat vaudois, Mme Nuria Gorrite, du Conseiller national, M. Laurent Wehrli, de Mme Laura Ferilli, municipale de la commune Blonay-St-Légier, du président de la faîtière de Patrimoine suisse, M. Martin Killias et de la présidente de la section vaudoise de Patrimoine suisse, Béatrice Lovis.

La Tour-de-Peilz, le 15 mars 2022

Informations et photographies :
www.patrimoinesuisse-vd.ch/activites/distinction/
www.blonay-chamby.ch

Légende de la photo: Locomotive SEG 105 sur le Viaduc de la Baye de Clarens, octobre 2020. Photo Alain Candellero

FORUM ENERGIE + PATRIMOINE, 25-26 mars 2022, Lausanne


1 février 2022

Avec le partenariat actif du Canton de Vaud et le soutien de l’Office fédéral de la Culture, la section vaudoise de Patrimoine suisse organise deux journées de rencontre autour de la thématique « Énergie et Patrimoine » les 25 et 26 mars prochains à Lausanne. Alors que des mesures sont en train d’être prises tant au niveau fédéral qu’à celui des cantons, il est nécessaire de trouver des solutions d’assainissement énergétique adaptées aux bâtiments d’intérêt patrimonial.

Comment concilier économies d’énergie et respect du patrimoine ?

Le réchauffement climatique représente l’un des défis majeurs de notre époque. A ce titre, la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération a donné une impulsion bienvenue à l’assainissement du parc immobilier suisse. Mais trop rares encore sont les rénovations qui concilient de manière optimale les objectifs de protection du climat et ceux de préservation de l’environnement bâti, et atteignent ainsi une haute qualité architecturale. En appliquant des solutions standardisées, sans égard au contexte culturel, patrimonial et paysager, le risque d’une banalisation de l’environnement construit est réel. Il est donc essentiel de développer une approche spécifique, innovante et durable.

Une démarche pionnière

Le FORUM ENERGIE + PATRIMOINE constitue une démarche pionnière autour de cette question importante, qui occupera propriétaires, constructeurs et architectes pendant une génération au moins. Le forum est d’abord une plateforme d’information entre professionnels et praticiens issus de différentes disciplines, du domaine public (en particulier les communes), du secteur privé et du monde académique. Il offrira aux participants une vision globale des enjeux liés à la transition énergétique du parc immobilier, et proposera un panel de solutions pragmatiques et adaptées. Le forum laissera également une large place au débat et à l’échange d’idées, dans un domaine en constante évolution où l’innovation technique et l’apparition de nouveaux produits amplifient sans cesse le champ des possibles, mais soulèvent tout autant de questions quant à leur mise en œuvre concrète.

Un programme dense

Une trentaine d’experts interviendront dans le cadre de cette rencontre. La journée de vendredi, qui vise davantage un public de professionnels, proposera trois panels mettant en valeur les trois axes principaux liés aux questions énergétiques, à savoir l’enveloppe thermique, l’assainissement des fenêtres et l’intégration du solaire en contexte patrimonial et paysager. Le samedi sera « tous publics » et mettra en valeur quelques démarches pionnières de communes vaudoises ainsi que des réalisations exemplaires d’assainissement énergétique concernant des objets patrimoniaux vaudois, fribourgeois et bernois. La journée se terminera par une table ronde.

En marge de l’événement, des visites guidées gratuites seront proposées en ville le samedi. La soirée du vendredi accueillera les conférenciers Beat Kämpfen et Stefano Zerbi, deux architectes spécialistes de la construction durable.

La Tour-de-Peilz, le 1er février 2022

Infos pratiques
Adresse : Aula des Cèdres, Avenue de Cour 33, Lausanne
Inscriptions en ligne dès le 3 février sur energie-patrimoine.ch
Le Forum sera organisé selon les mesures sanitaires qui seront en vigueur à cette date, avec la possibilité de le suivre en ligne, au même tarif.

Programme et informations complémentaires :
Télécharger le flyer (pdf, 23.02.2022)
Télécharger le programme détaillé (pdf, 23.02.2022)
https://energie-patrimoine.ch

Cours 2022: formation en maçonnerie ancienne


28 octobre 2021

Transmission des savoir-faire traditionnels du bâtiment

Le Centre professionnel des métiers du bâtiment à Colombier organise, depuis plusieurs années déjà, une formation de 6 jours dédiée aux maçonneries anciennes. Ce cours vise en particulier tous les professionnels des métiers de la maçonnerie et du crépissage. Il est ouvert également aux représentants des offices du patrimoine et architectes intéressés.

Dates des prochains cours: 28, 31 janvier et 1er, 4, 7 et 11 février 2022.

Ces cours, dispensés par Roger Simond et Patrick Jaggi, comprendront: l’étude in situ d’exemples de bâtiments représentatifs – la préparation de mortiers et matériaux – la construction d’une maçonnerie à l’ancienne – la préparation de chaux en pâte – les travaux de crépissage – l’application de peinture à la chaux.

Coût: CHF 1700.-

Délai d’inscription: 30 novembre 2021

Informations et inscriptions: www.cpne.ch

Dès 2022, ce cours sera donné sous le patronage de Patrimoine suisse (section vaudoise), qui reprend et poursuit la mission de l’ancienne Association romande des métiers du patrimoine bâti (ARoMPB).

Journées européennes du patrimoine 2021 – La Doges ouvre ses portes!


4 août 2021

Le domaine de La Doges ou le charme de la vie bourgeoise

Entouré de prairies, de vignes et d’un parc aux arbres centenaires sur les hauts de La Tour-de-Peilz, le domaine de la Doges offre une vue imprenable sur le lac Léman et les Alpes. Attestée dès le XVIIe s., la maison de maître est agrandie en 1766 et prend son aspect actuel avec sa cour ouverte vers le paysage. Réaménagé au fil de ses propriétaires successifs, l’intérieur est desservi par un escalier ponctué de colonnes toscanes en faux marbre. Le visiteur sera invité à découvrir les appartements historiques dont le mobilier, les décors et les œuvres d’art ont été conservés. Classé Monument historique, le domaine de La Doges a été légué par André Coigny de Palézieux à la section vaudoise de Patrimoine suisse en 1997 à titre de « témoin d’une habitation d’une famille vaudoise bourgeoise » des siècles derniers.

Visites du domaine à 10h15, 10h30, 11h30, 11h45, 13h30, 14h30, 15h, 15h30.
Visites spéciales pour familles à 10h et 14h.

Présentations des métiers du patrimoine

Les monuments historiques n’existeraient pas sans les métiers qui ont permis de les réaliser et qui, aujourd’hui, en assurent la conservation et l’entretien. Venez rencontrer des passionnés qui vous dévoileront l’art des décors en gypse et en faux marbre, un ébéniste qui redonne une nouvelle jeunesse aux meubles anciens et des spécialistes en menuiserie qui vous montreront comment restaurer des fenêtres centenaires et les adapter aux normes actuelles.

Artisans invités: Marc Froger, ébéniste, Elisabeth Regamey et Lucette Boillat, peintres décoratrices, Charles Auer, plâtrier-peintre, ainsi que l’entreprise de menuiserie Wider SA,

Départs : 10h, 11h30, 13h30, 14h30, 15h30.

Conférence « La Doges au temps des Palézieux (1821-2021) » et vernissage du livre anniversaire

Avec Luigi Napi, historien des monuments, Jasmina Cornut, historienne, et Béatrice Lovis, directrice de la publication et présidente de Patrimoine suisse, section vaudoise.

Samedi, 17h30, entrée libre, sur inscription.

Informations pratiques

> Samedi 11 et dimanche 12, de 10h à 17h
> Réservation obligatoire (visites, présentations et vernissage) sur le site de l’Etat de Vaud, du 26 août au 8 septembre
> Chemin des Bulesses 154, 1814 La Tour-de-Peilz
> CFF, arrêt Tour-de-Peilz, puis 20 mn à pied
> parking au domaine de La Doges

→ Consulter le programme des Journées européennes du patrimoine 2021
→ Commande du livre « Le Domaine de Palézieux au temps des Palézieux (1821-2021) »: disponible au domaine de La Doges dès le 11 septembre et en librairie dès le 13 septembre. Commande en ligne via le formulaire.

Photo: Patrimoine suisse, section vaudoise / Jeremy Bierer.

Journées européennes du patrimoine 2021, « Faire et savoir-faire », 11-12 septembre


4 août 2021

A l’image des savoir-faire en mécanique horlogère et d’art qui viennent d’entrer à la liste du Patrimoine mondial l’Unesco, de nombreux métiers d’art méritent que nous prenions le temps de les découvrir. Charpentier, maçon, artisan de la pierre, ferronnier, ferblantier, couvreur, tavillonneur, maître verrier… ces artisans appliquent des connaissances techniques héritées de la tradition et les transmettent pour les faire savoir et ainsi les perpétuer. Exercés en atelier ou sur les chantiers, ces métiers font le lien entre les patrimoines immatériels et matériels et participent à préserver et façonner notre environnement bâti.

Si nous héritons nombre de savoir-faire, d’autres doivent être inventés pour répondre aux besoins du patrimoine du XXe siècle notamment. Les matériaux et les constructions récentes nécessitent des technologies spécifiques et des approches inventives, créant ainsi de nouvelles professions qui viennent enrichir la longue liste des métiers du patrimoine.

A l’occasion de cette édition 2021, le public sera invité à faire connaissance avec les différents acteurs du patrimoine, ceux qui l’entretiennent, le restaurent, le recréent ou l’inventent, à travers un programme romand riche et passionnant. La section vaudoise de Patrimoine suisse proposera à cette occasion des visites guidées de la maison de maître du domaine de La Doges et des rencontres avec divers artisans (→ consulter le détail des visites).

Informations sur le site NIKE
Consulter le programme romand
S’inscrire aux visites des sites vaudois (du 26 août au 8 septembre)
Consulter notre page sur les métiers traditionnels du bâti

Appel à communications – Journées suisses d’histoire 2022: « La défense du paysage (1967-2022) »


26 juillet 2021

Panel « La défense du paysage (1967-2022) : enjeux politiques, sociaux et culturels »

Le 1er janvier 1967, la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN) entre en vigueur. L’application de la nouvelle loi marque un tournant pour les associations suisses de défense du patrimoine et de la nature. Alors que la LPN institue le droit de recours des organisations actives au niveau national (art. 12), la Confédération est aussi habilitée à soutenir financièrement ces mêmes organisations (art. 14). Des associations comme Patrimoine suisse (Heimatschutz) et la Ligue suisse pour la protection de la nature (auj. Pro Natura) jouissent pleinement des droits donnés par la LPN. Ce nouveau cadre juridique permet aussi la création d’autres structures nationales, à l’exemple de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage en 1970, qui dès ses débuts bénéficie du large soutien du Conseil fédéral et des parlementaires et fédère les diverses associations de défense du paysage. Dans ces mêmes années, l’écologiste Franz Weber mène avec succès des combats emblématiques, comme celui de la préservation de Lavaux contre le bétonnage et la frénésie immobilière, et crée dans la foulée plusieurs associations de défense du paysage, à l’exemple de Sauver Lavaux et Helvetia Nostra.

Depuis cinquante ans, on assiste aussi à un vif intérêt à l’échelle régionale et nationale pour la problématique du paysage tant au niveau de la société civile que de l’agenda politique. Cet intérêt est à mettre en relation avec l’avènement d’une société individualisée et plus mobile, avec des modes de vie et des pratiques de consommation qui impactent davantage le territoire. Ces changements sociétaux ont une influence directe sur un paysage toujours plus urbanisé et exploité. La transformation des espaces – qu’ils soient urbains, péri-urbains ou ruraux – a provoqué des tensions qui ont eu notamment pour effet une multiplication d’actions civiques et politiques, souvent issues des milieux associatifs. Plusieurs de ces actions ont profondément influencé notre perception et considération actuelle du paysage, mettant un accent plus important sur les qualités et fonctions esthétiques du paysage ainsi que sur ses aspects écologiques.

A partir de ces considérations, les organisateurs souhaitent développer les axes de réflexion suivants: quel a été l’impact de la mise en vigueur de la LPN en 1967 sur l’action des organisations suisses de défense du paysage ? Comment ont évolué les combats politiques menés par ces associations ? De quelle manière l’action des ONG a influencé l’attitude de la population concernant la valeur du paysage ? De manière générale, comment a évolué la sensibilité vis-à-vis du paysage pendant ces 50 dernières années et dans quelle mesure les sensibilités sont-elles diverses selon les régions linguistiques ?

Les organisateurs souhaitent favoriser les approches interdisciplinaires et choisir dans la mesure du possible des propositions qui permettront de toucher les différentes régions linguistiques afin d’englober l’ensemble du territoire suisse.

Délai fixé au 31 août 2021
Contact: beatrice.lovis@unil.ch

Organisateurs : Philippe Kaenel, Béatrice Lovis, Emmanuel Reynard, Nelly Valsangiacomo, responsables de la Plateforme “Paysage”, un projet interfacultaire de l’Université de Lausanne, soutenu par le Centre des Sciences historiques de la culture (SHC) et le Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne (CIRM).

Plus d’informations sur les JSH 2022: https://geschichtstage.ch