Appel à communications – Journées suisses d’histoire 2022: « La défense du paysage (1967-2022) »


26 juillet 2021

Panel « La défense du paysage (1967-2022) : enjeux politiques, sociaux et culturels »

Le 1er janvier 1967, la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN) entre en vigueur. L’application de la nouvelle loi marque un tournant pour les associations suisses de défense du patrimoine et de la nature. Alors que la LPN institue le droit de recours des organisations actives au niveau national (art. 12), la Confédération est aussi habilitée à soutenir financièrement ces mêmes organisations (art. 14). Des associations comme Patrimoine suisse (Heimatschutz) et la Ligue suisse pour la protection de la nature (auj. Pro Natura) jouissent pleinement des droits donnés par la LPN. Ce nouveau cadre juridique permet aussi la création d’autres structures nationales, à l’exemple de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage en 1970, qui dès ses débuts bénéficie du large soutien du Conseil fédéral et des parlementaires et fédère les diverses associations de défense du paysage. Dans ces mêmes années, l’écologiste Franz Weber mène avec succès des combats emblématiques, comme celui de la préservation de Lavaux contre le bétonnage et la frénésie immobilière, et crée dans la foulée plusieurs associations de défense du paysage, à l’exemple de Sauver Lavaux et Helvetia Nostra.

Depuis cinquante ans, on assiste aussi à un vif intérêt à l’échelle régionale et nationale pour la problématique du paysage tant au niveau de la société civile que de l’agenda politique. Cet intérêt est à mettre en relation avec l’avènement d’une société individualisée et plus mobile, avec des modes de vie et des pratiques de consommation qui impactent davantage le territoire. Ces changements sociétaux ont une influence directe sur un paysage toujours plus urbanisé et exploité. La transformation des espaces – qu’ils soient urbains, péri-urbains ou ruraux – a provoqué des tensions qui ont eu notamment pour effet une multiplication d’actions civiques et politiques, souvent issues des milieux associatifs. Plusieurs de ces actions ont profondément influencé notre perception et considération actuelle du paysage, mettant un accent plus important sur les qualités et fonctions esthétiques du paysage ainsi que sur ses aspects écologiques.

A partir de ces considérations, les organisateurs souhaitent développer les axes de réflexion suivants: quel a été l’impact de la mise en vigueur de la LPN en 1967 sur l’action des organisations suisses de défense du paysage ? Comment ont évolué les combats politiques menés par ces associations ? De quelle manière l’action des ONG a influencé l’attitude de la population concernant la valeur du paysage ? De manière générale, comment a évolué la sensibilité vis-à-vis du paysage pendant ces 50 dernières années et dans quelle mesure les sensibilités sont-elles diverses selon les régions linguistiques ?

Les organisateurs souhaitent favoriser les approches interdisciplinaires et choisir dans la mesure du possible des propositions qui permettront de toucher les différentes régions linguistiques afin d’englober l’ensemble du territoire suisse.

Délai fixé au 31 août 2021
Contact: beatrice.lovis@unil.ch

Organisateurs : Philippe Kaenel, Béatrice Lovis, Emmanuel Reynard, Nelly Valsangiacomo, responsables de la Plateforme “Paysage”, un projet interfacultaire de l’Université de Lausanne, soutenu par le Centre des Sciences historiques de la culture (SHC) et le Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne (CIRM).

Plus d’informations sur les JSH 2022: https://geschichtstage.ch

Le Château de Grandson accueille sa nouvelle directrice


19 février 2021

Communiqué de presse, du 17 février 2021

La Fondation du Château de Grandson (FCG), exploitant le monument, annonce la nomination de Lilian Feger au poste de directrice du Château de Grandson. Elle prendra ses fonctions début mars et formera avec Catherine Staffieri, responsable administrative, et Camille Verdier, conservateur, la nouvelle direction à la tête du deuxième plus grand château de Suisse.

Cette nomination s’inscrit dans le cadre du projet de rénovation patrimoniale et de renouveau muséal qui vise à replacer le monument dans le paysage culturel et touristique helvétique. Ce projet d’envergure de plus de 40 millions de francs, mené de concert par la FCG et la fondation propriétaire du château, la Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte (SKKG), est une opportunité touristique rare pour le Nord-Vaudois et le canton dans son ensemble. Le château ouvrira progressivement de nouveaux espaces de visite et c’est en 2026, pour les 550 ans de la bataille de Grandson, que l’ensemble du site ainsi revalorisé sera accessible au public, avec une large offre culturelle, de médiation et d’animation.

Alors que fin 2020, les deux fondations – l’une de Grandson et l’autre de Winterthour – s’entendaient pour pérenniser le projet et l’exploitation du monument, il ne manquait à l’institution en ce début d’année que le moteur pour mener à bien, et à bonne allure, ce projet de longue haleine. Lilian Feger rejoint donc dans ce rôle central, Catherine Staffieri, responsable administrative du site, mais aussi municipale en charge du tourisme et de la promotion à Champagne (VD), et Camille Verdier, conservateur au château depuis deux ans et instigateur du projet de renouveau muséal.

Un défi pour Lilian Feger, mais pas un terrain inconnu : en effet, issue d’un double parcours artistique et managérial, elle débute sa carrière avec la création et gestion d’un ensemble de musique. Puis, elle travaille comme consultante pour les structures culturelles, notamment sur la communication, avant de devenir membre de direction de la plus grande exposition du design en France. Elle a ainsi l’occasion de coordonner 14 expositions et des centaines d’animations et ateliers pour les visiteurs, tout en travaillant en réseau avec les écoles et les entreprises du territoire.

Les deux fondations se disent avoir été convaincues par la personnalité de Lilian Feger, qui démontre à la fois un haut niveau d’engagement et une vraie volonté de rassembler tous les acteurs autour du nouveau projet. Madame Feger a également une très bonne connaissance du monde digital et des nouveaux médias de communication ; expertises qu’elle mettra au profit du développement du château.

Bilingue français-allemand, elle parle également bien l’anglais et saura ainsi renforcer les liens trans-Sarine entre la FCG et la SKKG, tout en s’engageant sur le développement de visiteurs internationaux pour le château.

« Le Château de Grandson était une découverte pour moi. J’ai toujours été passionnée par l’histoire, et mes études de musique ancienne allaient de pair avec la recherche historique. J’ai plein de nouvelles idées pour le château et me réjouis déjà de ma future coopération avec les fondations, les collaborateurs au château et tous les partenaires. » nous confie Lilian Feger.

Patrimoine suisse obtient une médiation du Canton pour le collège de Granges-près-Marnand


27 janvier 2021

Communiqué de presse du DFIRE (Canton de Vaud):

« Le collège de Granges-près-Marnand pourra conserver en partie ses fenêtres d’origine 

Grâce à l’entremise du chef du département en charge du patrimoine bâti du canton, la Municipalité de la commune de Valbroye et la section vaudoise de Patrimoine suisse sont parvenus ce jour à un accord sur les rénovations contestées du collège de Granges-près-Marnand. Inscrit à l’inventaire cantonal avec la note «2» d’importance régionale et mentionné à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger en Suisse (ISOS), cet édifice bâti en 1905 pourra conserver ainsi tout ou partie de ses fenêtres d’origine, en chêne avec leur double vitrage hivernal, à condition de les adapter au standard de confort et d’efficacité énergétique actuels.

Patrimoine suisse et sa section vaudoise ont déposé en juin 2019 une opposition contre le projet de la Municipalité de Valbroye d’installer de nouvelles fenêtres en bois et aluminium avec triple verre isolant dans le cadre des travaux de rénovation du collège de Granges-près-Marnand. Au terme de la mise à l’enquête, la Municipalité a levé cette opposition, entraînant un recours des associations auprès du Tribunal Cantonal. Dans son arrêt de décembre 2020, la Cour de droit administratif et public a débouté les recourantes, estimant d’une part que la pose de nouvelles fenêtres ne dénaturait pas de manière rédhibitoire les caractéristiques architecturales de la construction, et d’autre part que ce remplacement entraînait une amélioration considérable de l’isolation thermique du bâtiment.

Pour l’Etat de Vaud soucieux de sa mission de sauvegarde du patrimoine bâti, le collège de Granges-près-Marnand est un exemple remarquable d’architecture scolaire du début du 20e siècle. A défaut de classement, son intérêt reconnu tant au plan cantonal que national le place sous la protection de l’actuelle Loi vaudoise sur la protection de la nature, des monuments et des sites (LPNMS). Garant de cette législation, l’Etat a autorisé les travaux projetés, tout en recommandant le maintien des fenêtres d’origine, qui constituent un patrimoine particulièrement menacé.

Face à la décision judiciaire, le conseiller d’Etat Pascal Broulis a décidé d’anticiper les nouvelles dispositions de la future Loi sur la protection du patrimoine culturel immobilier (LPrPCI), actuellement à l’examen du Grand Conseil, afin de proposer une médiation aux deux parties. A l’appui de cette démarche, l’Etat a mandaté une étude indépendante, qui conclut au bon état de conservation d’une partie des menuiseries, permettant leur sauvegarde avec la possibilité de les adapter aux normes actuelles. Un vitrage isolant pourrait alors remplacer le vitrage simple, la pose d’un joint dans un système de rainurage améliorerait l’étanchéité, et le maintien de la fenêtre hivernale intérieure augmenterait les performances phoniques.

Les représentants des associations comme ceux de la commune ont repris le dialogue et sont parvenus à un accord de principe. Patrimoine suisse renonce à porter l’affaire devant le Tribunal fédéral. En contrepartie, la Municipalité de Valbroye demandera des devis précis en vue d’une restauration des fenêtres et s’engage d’ores et déjà à conserver la façade nord d’origine. La façade sud nécessitant de l’avis unanime le remplacement complet des menuiseries, le traitement des faces est et ouest fera l’objet d’une évaluation ultérieure en fonction des contraintes techniques et financières. Au-delà de l’enjeu patrimonial, il en va aussi selon Pascal Broulis de la sauvegarde de l’artisanat local et de la promotion des savoir-faire dans le secteur de la menuiserie de restauration.

Lausanne, le 27 janvier 2021″

Image: façade déjà transformée.

Patrimoine suisse, section vaudoise souhaite que la Commune maintienne les fenêtres d’origine des trois autres façades, convaincue que le surcoût reste tout à fait raisonnable.

La commune vaudoise de Prangins reçoit le Prix Wakker 2021 de Patrimoine suisse


12 janvier 2021

Un modèle d’avenir pour l’aménagement du territoire.

Patrimoine suisse décerne le Prix Wakker 2021 à la commune de Prangins (VD). Située entre Lausanne et Genève, au milieu de la région métropolitaine de l’arc lémanique, cette localité est soumise à une forte pression d’urbanisation. Elle y fait face par des interventions ciblées dans l’entretien et la mise en valeur des qualités architecturales et paysagères existantes. Patrimoine suisse entend distinguer cette politique qui crée une plus-value pour tous.

L’Arc lémanique connaît une importante croissance économique depuis des décennies. Cet essor ne va pas sans laisser des traces dans les paysages et les localités; il entraîne aussi la disparition des meilleures terres. Dans l’intervalle, la Confédération et les cantons ont pris des mesures contre le mitage du territoire et souhaitent concentrer la construction dans les villes et leurs agglomérations proches.

Voisine de la ville de Nyon, chef-lieu prospère et dynamique du district, la commune de Prangins est aussi soumise à des prescriptions de croissance claires. Partie intégrante du périmètre compact d’agglomération «Grand-Genève», sa population résidente devrait augmenter de quelques 30% à l’horizon 2030/2040.

Depuis une quinzaine d’années, la commune défend la position selon laquelle une urbanisation réussie ne consiste pas à remplir des objectifs chiffrés. Il s’agit bien davantage d’évaluer attentivement les qualités du lieu et d’élaborer des stratégies ciblées.

L’Inventaire fédéral des sites construits (ISOS) recense Prangins parmi les objets d’importance nationale. Le château de style classique – qui abrite aujourd’hui l’antenne romande du Musée national suisse – mais aussi le centre de la localité avec ses parcs et ses espaces libres sont considérés comme dignes de protection.

Prangins a décidé de fonder son développement sur ces valeurs apparues au fil de l’histoire, de les renforcer et de les faire évoluer. Son objectif est de concilier croissance démographique et qualité élevée de l’habitat. A cet effet, la commune mène une politique d’investissement active. Patrimoine suisse distingue cette approche remarquable en décernant le Prix Wakker 2021 à la commune de Prangins.

Trois arguments en faveur de l’attribution du Prix Wakker 2021 à la commune de Prangins:

1. Construire dans le respect des valeurs architecturales et paysagères tout en les renforçant dans le même temps

La politique de l’aménagement du territoire dans la commune de Prangins se fonde sur le respect des espaces libres et des bâtiments apparus au fil du temps. Par une stratégie de développement claire, elle encourage les interventions urbanistiques qui permettent une croissance modérée vers l’intérieur. Cette action précise préserve et renforce les valeurs architecturales. Elle crée aussi les bases nécessaires pour concilier une croissance démographique de 30% dans les 10 à 20 prochaines années avec une qualité élevée de l’habitat. Afin de préserver la valeur du site, du paysage culturel et des parcs, Prangins renonce à rendre constructibles des surfaces cultivées. La commune est parvenue ainsi à ménager des vues, comme celle entre le château et le lac, à créer des zones de détente comme le vallon des Fossés et à préserver de précieuses terres arables pour l’agriculture.

2. L’animation du centre historique renforce l’identité et la cohésion sociale

La commune renforce l’identité des lieux par le traitement attentif et la mise en évidence des qualités spatiales existantes. Des offres variées et des investissements dans les espaces publics animent le cœur du village et renforcent sa fonction dans la vie de la localité. La maison de commune – qui était l’ancienne ferme du château – réunit sous un toit l’administration communale, le poste de police, une épicerie, un tea-room et un jardin d’enfants. En face, l’ancien four abrite désormais une boulangerie. L’Auberge communale entièrement rénovée propose à nouveau une offre de restauration et d’hébergement de qualité au centre du village. Une nouvelle place a aussi été aménagée. En bordure de cette place de la Broderie, se trouve un groupe de bâtiments classés, qui abritent 16 appartements gérés par une coopérative d’habitation. Le réaménagement de la place du village finalisera prochainement cette politique de revitalisation du centre.

3. Volonté politique, continuité et expertise concourent à la qualité

Des stratégies et positions claires permettent à la commune de mener un développement adapté au site et de qualité. Par cette démarche largement soutenue, les prescriptions de croissance imposées de l’extérieur peuvent être appréhendées de manière proactive. Des experts extérieurs issus tant des domaines pratiques que théoriques apportent leur soutien et aident à analyser et à préciser les mesures possibles. Grâce à l’organisation de concours d’architecture, Prangins investit dans un avenir de qualité. Une telle procédure a par exemple donné naissance à l’école et UAPE des Morettes.

Télécharger le communiqué de presse
En savoir plus sur le Prix Wakker

Cours 2021: formation en maçonnerie ancienne


18 décembre 2020

Transmission des savoir-faire traditionnels du bâtiment

Le Centre professionnel des métiers du bâtiment à Colombier organise, depuis plusieurs années déjà, une formation de 6 jours dédiée aux maçonneries anciennes. Ce cours vise en particulier tous les professionnels des métiers de la maçonnerie et du crépissage. Il est ouvert également aux représentants des offices du patrimoine et architectes intéressés.

Dès 2021, ce cours sera donné sous le patronage de Patrimoine suisse (section vaudoise), qui reprend et poursuit la mission de l’ancienne Association romande des métiers du patrimoine bâti (ARoMPB).

Dates des prochains cours:
Cours 1 : 19, 22, 23, 26 février et 02, 05 mars 2021 – ANNULE (Covid-19)
Cours 2 : 12, 15, 16, 19, 22 et 26 mars 2021 – ANNULE (Covid-19)

Ces cours, dispensés par Roger Simond, comprendront: l’étude in situ d’exemples de bâtiments représentatifs – la préparation de mortiers et matériaux – la construction d’une maçonnerie à l’ancienne – la préparation de chaux en pâte – les travaux de crépissage – l’application de peinture à la chaux.

Coût: CHF 1700.-

Délai d’inscription: 12 janvier 2021

Télécharger le flyer
Site internet: www.cpmb.ch

→ Consulter aussi la page sur les métiers du bâti.

Projet de publication d’un guide du patrimoine bâti dans Lavaux


13 octobre 2020

Connue dans toute la Suisse et reconnue au niveau international depuis son inscription au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2007, la région de Lavaux constitue un site exceptionnel inscrit dans un paysage grandiose. En plus de son extraordinaire configuration en terrasses et des points de vue époustouflants qu’elle procure sur le Léman et les Alpes, elle possède aussi un riche patrimoine architectural composé de châteaux médiévaux, de domaines viticoles et de villages à l’aspect pittoresque. C’est ce patrimoine, remarquable mais parfois méconnu, que nous nous proposons de faire découvrir grâce à un guide abondamment documenté et illustré.

A travers quatre itinéraires d’environ 3 heures, il sera possible de parcourir l’entier de Lavaux en découvrant sur son passage l’histoire des plus belles maisons vigneronnes, des églises, des tours médiévales, voire même de sites préhistoriques ou de villas d’avant-garde. Dans un format pratique de livre de poche, cet ouvrage comportera des articles d’introduction et des notices illustrées pour chaque bâtiment, fondées sur les connaissances scientifiques les plus récentes, mais dans une présentation agréable et accessible à tout un chacun. Connectés aux transports publics à chaque point de départ et d’arrivée et profitant d’un dense réseau de parcours pédestres préexistants, tous les itinéraires sont détaillés à l’aide de cartes logées dans des rabats.

Ce livre s’adresse non seulement aux personnes intéressées au patrimoine, mais également à un large public, et notamment aux familles, qui pourront ainsi voir Lavaux autrement, au-delà de la simple contemplation du paysage. Afin de toucher un lectorat qui dépasse les frontières romandes, il sera aussi produit dans une version allemande. Et pour les personnes qui préfèrent recourir à leur smartphone, dans une version numérique.

Ce projet est lancé par l’Association Patrimoine en Lavaux (PeL) qui réunit l’Association Lavaux patrimoine mondial, l’Association Patrimoine suisse section Vaud et l’Association Sauver Lavaux, fédérant ainsi plusieurs des organisations actives dans le domaine du patrimoine de la région, qui estiment par la réalisation de ce guide remplir un manque et répondre à une attente.

Vous pouvez contribuer à la parution en faisant un don:

CH17 0900 0000 1520 4016 2

Association Patrimoine en Lavaux
Michèle Antipas, présidente
Av. du Léman 32, 1005 Lausanne
m.antipas@bluewin.ch

Photo: Jeremy Bierer

Télécharger le dossier

Nouvelle loi vaudoise sur la protection du patrimoine et Recensement architectural des bâtiments du XXe s.


23 juin 2020

COMMUNIQUE DE PRESSE

La section vaudoise de Patrimoine suisse a suivi avec beaucoup d’intérêt la récente  présentation de la nouvelle loi sur la protection du patrimoine et le résultat du recensement architectural des bâtiments et ouvrages d’art du XXe siècle, construits pendant la période 1920-1975. Patrimoine suisse s’en réjouit car il s’agit là de deux instruments importants qui posent des bases solides en faveur de la protection du patrimoine bâti en général et celui, encore peu connu, du XXe siècle.

Patrimoine suisse, section vaudoise a eu le privilège d’être consulté lors de l’élaboration de la nouvelle Loi sur la protection du patrimoine culturel immobilier (LPrPCI). Celle-ci ne révolutionne pas les mécanismes actuellement en vigueur de protection mais apporte des améliorations et des clarifications appréciables. Elle renforce notamment le recensement architectural, qui constitue la base de l’appréciation qualitative des bâtiments, ainsi que les mesures conservatoires en cas d’abus. Elle précise les mesures de l’inscription à l’inventaire et clarifie les responsabilités des communes. De plus, la nouvelle loi oblige à équilibrer les enjeux patrimoniaux et les contraintes liées à l’énergie. Toutes ces nouveautés réjouissent Patrimoine suisse, qui y voit une manière raisonnable de veiller sur le patrimoine bâti et qui espère que la nouvelle loi soit largement plébiscitée par le Parlement.

Quant aux réalisations du XXe siècle, le sujet est évidemment plus délicat car il faut un certain recul pour porter un jugement de valeur. Patrimoine suisse attendait avec impatience le résultat de cette évaluation que la commission chargée de cette mission a menée à bien ces quatre dernières années. Son rapport d’évaluation scientifique fournira aux propriétaires – privés et publics – ainsi qu’à tous les acteurs dans le domaine du bâti une bonne base de référence susceptible de les guider dans leurs futures interventions. Elle fournira également au public les moyens pour apprendre à connaître et à apprécier notre patrimoine récent. Patrimoine suisse espère que les recommandations de cette commission soient appliquées dans les meilleurs délais, n’estimant pas nécessaire d’attendre la mise en œuvre de la nouvelle LPrPCI.

Depuis de nombreuses années, Patrimoine suisse est conscient de la valeur patrimoniale du stade olympique de la Pontaise et s’oppose à sa démolition future prévue dans le cadre du projet Métamorphose. C’est donc avec un immense soulagement que Patrimoine suisse a pris connaissance de l’évaluation faite par la commission, de cet objet. Celle-ci propose de lui attribuer la note *1*, l’élevant ainsi au rang de monument d’importance nationale, et de procéder à son classement comme monument historique. C’est une nouvelle réjouissante, qui met à l’abri le stade et sauvegarde ainsi un témoin majeur de l’ingénierie et de l’architecture des années 50.

La Tour-de-Peilz, le 23 juin 2020

→ télécharger le communiqué de presse
→ lien vers la Liste de rouge de Patrimoine suisse (stade de la Pontaise)
→ télécharger le rapport de la Commission (recensement XXe s.)
→ télécharger le projet de loi (LPrPCI)

Le Clou rouge 2020 : de Lavaux à Romainmôtier. A la découverte des paysages culturels vaudois


8 mai 2020

Dans le cadre de l’Année européenne du Patrimoine culturel 2018, les sections romandes de Patrimoine suisse se sont unies pour faire voyager ce Clou rouge. Il a été ainsi « planté » à 17 reprises à proximité immédiate d’un objet patrimonial sur l’ensemble du territoire romand, de Martigny à La Chaux-de-Fonds, en passant par Vevey, Genève, Jaun ou encore Delémont.
La section vaudoise a accueilli pendant un mois et demi le Clou rouge à l’occasion de trois arrêts. Plus de 3’200 personnes se sont ainsi déplacées : à Vevey pour le Château de l’Aile – qui a comptabilisé à lui seul 2’000 entrées – et la Salle del Castillo (21 avril 2018), au Château de Cheseaux (5 mai) et aux anciens Moulins Rod à Orbe (19 mai).
Consulter les archives du Clou rouge 2018

Forts de ce succès, nous reconduisons l’expérience cette année dans le cadre de l’Ecu d’or, dont le thème porte sur les « paysages culturels ». Le Clou rouge s’arrêtera le samedi 22 août à Lavaux et le samedi 19 septembre à Romainmôtier.

Inscriptions ouvertes!

Vous pouvez découvrir sur www.leclourouge.ch tous les détails concernant chaque station du Clou rouge en Suisse romande. Les manifestations sont gratuites.


Arrêt n° 2 : Sur les chemins clunisiens, de Montcherand à Romainmôtier

Samedi 19 septembre

Autour de l’an 1000, un important mouvement religieux rattaché à l’abbaye de Cluny (Bourgogne) ouvre en Europe des centaines de monastères dont plus d’une dizaine en Suisse. Ces derniers ont façonné en profondeur notre paysage culturel. Fondé au Ve s., le monastère de Romainmôtier, dont il subsiste la magnifique abbatiale et la maison du prieur, prospère sous l’influence clunisienne. A une dizaine de kilomètres de là, se dresse l’église de Montcherand, ancienne possession du prieuré clunisien de Payerne. Située sur le Chemin de St-Jacques et la Via Francigena, cette petite église possède des fresques du XIe s. qui figurent parmi les plus anciennes de Suisse.

Huit visites sont organisées à Montcherand et Romainmôtier, dont une marche sur la Via Francigena (env. 10 km). Détail ci-dessous. Les visites guidées sont gratuites, mais uniquement sur inscription (places limitées).

Vernissage du Clou à 17h à Romainmôtier (pl. du Bourg).

Événement organisé avec la collaboration de la Fondation de Romainmôtier, la paroisse et la commune, ainsi qu’avec le soutien des Fondations associées.

Départ des visites
9h30 : Visite commentée de l’église St-Etienne de Montcherand et de ses fresques (45 mn), avec Karina Queijo, historienne des monuments, et Thérèse Mauris, restauratrice d’art.

10h15 : Visite guidée de l’abbatiale de Romainmôtier (1h15), avec Brigitte Pradervand, historienne des monuments. Rendez-vous : Grange de la Dîme.

10h30 : Marche le long de la Via Francigena (2h30), avec Isabelle Roland, historienne des monuments, et Jean François Tosetti, membre de l’Association européenne des chemins de la Via Francigena. Départ : église de Montcherand. Arrivée : abbatiale de Romainmôtier. COMPLET!

11h30 : Visite guidée de la Maison du prieur de Romainmôtier (1h15), avec Mathias Glaus, archéologue, et le Bureau Mondada Frigerio Dupraz architectes. Rendez-vous : Grange de la Dîme.

14h00 : Visite guidée de l’abbatiale de Romainmôtier (1h15), avec Brigitte Pradervand, historienne des monuments. Rendez-vous : Grange de la Dîme. COMPLET!

14h00 : Visite guidée de la Maison du prieur de Romainmôtier (1h15), avec Mathias Glaus, archéologue, et le Bureau Mondada Frigerio Dupraz architectes. Rendez-vous : Grange de la Dîme.

15h30 : Visite guidée de l’abbatiale de Romainmôtier (1h15), avec Brigitte Pradervand, historienne des monuments. Rendez-vous : Grange de la Dîme. COMPLET!

15h30 : Visite guidée de la Maison du prieur de Romainmôtier (1h15), avec Mathias Glaus, archéologue, et le Bureau Mondada Frigerio Dupraz architectes. Rendez-vous : Grange de la Dîme.

17h00 : Vernissage du Clou rouge à Romainmôtier.

Inscription obligatoire
Email : info@patrimoinesuisse-vd.ch (en précisant la/les visites auxquelles vous souhaitez participer)
Téléphone: 021 944 15 20 (mardi et jeudi, horaires du secrétariat)

Autres événements
Projection du film « Romainmôtier revisité » (17mn), de 10h à 17h, toutes les demi-heures. A la Grange de la Dîme.
Manifestation « Les 24 heures de lecture de Romainmôtier » (sa 19 – di 20 septembre) et sa foire aux livres. Gratuit. Programme sur http://24heuresdelecture.ch

Accès à Montcherand
train : arrêt Orbe, 9h08 et 10h08 ; navette jusqu’à Montcherand (payante: 5.-+prix du billet), merci de s’annoncer au moment de l’inscription.

Accès à Romainmôtier
train : arrêt Croy-Romainmôtier, puis 20 mn de marche ou possibilité de commander à l’avance le PubliCar (0800 60 30 60)
voiture: parking du Boléron. Attention: en raison de plusieurs routes coupées, il faut sortir de l’autoroute à Cossonay et passer par La Chaux, Cuarnens, Moiry et Envy et arriver directement au parking du Boléron.

Remarques
Bonnes chaussures recommandées pour la marche le long de la Via Francigena.
En raison de la pandémie, le port du masque est obligatoire pour les visites guidées. Mise à jour le 16.09.2020.

Sites partenaires
Via Francigena : www.viefrancigene.org
Les Chemins de Cluny en Suisse : viacluny.ch
Office du tourisme : www.romainmotier-tourisme.ch


Arrêt n° 1 : A la découverte des villages et du vignoble de Lavaux

Samedi 22 août

Difficile d’imaginer que Lavaux était autrefois entièrement boisé ! C’est au XIIe siècle que les moines cisterciens commencèrent à investir cette région en y plantant des vignes. Le paysage actuel est le fruit de plusieurs siècles d’efforts visant à perfectionner les techniques de la viticulture et la sécurisation du terrain, qui a été modelé en terrasses. Afin de laisser le plus d’espace possible aux vignes, les villages se sont construits de manière très ramassée. Nous irons à la découverte de ce vignoble et ces villages si typiques de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007.

Dix visites guidées thématiques sont organisées à travers Lutry, Cully, Grandvaux, Riex, Epesses, Rivaz, St-Saphorin, Chardonne et leurs vignobles. Détail ci-dessous. Les visites guidées sont gratuites, mais uniquement sur inscription (places limitées). Pour la visite avec le train des vignes, un émolument 10.- est demandé.

Vernissage du Clou à 17h à Rivaz, pl. du Collège.

Événement organisé avec la collaboration de la commune de Rivaz et de Lavaux Patrimoine mondial, ainsi qu’avec le soutien des Fondations associées.

Départ des visites
10h00 : Visite de Cully, Riex et Epesses (2h30), avec Denyse Raymond, historienne des monuments. Départ et retour : Cully, sortie nord de la gare. COMPLET!

10h00 : Visite de Lutry et de son vignoble (2h30), avec un guide de Lavaux Patrimoine mondial. Départ et arrivée : Lutry, Débarcadère, Quai Gustave Doret 28.

10h30 : Visite de Rivaz (2h00), avec Yves Blanc, architecte. Départ et arrivée : Rivaz, pl. du Collège.

10h00 : Visite de St-Saphorin, parcours par Les Faverges et Le Monteiller (2h30), avec Laurent Auberson, historien et archéologue. Départ : St-Saphorin, devant l’église. Arrivée : gare de Rivaz.

10h30 : Visite de Cully et Grandvaux (2h30), avec un guide de Lavaux Patrimoine mondial. Départ et arrivée : Cully, sortie nord de la gare.

14h00 : Visite de Riex, Epesses et Le Dézaley (2h30), avec Denyse Raymond, historienne des monuments. Départ : Cully, sortie nord de la gare. Arrivée : Rivaz, pl. du Collège.

14h00 : Visite de Lutry et de son vignoble (2h30), avec un guide de Lavaux Patrimoine mondial. Départ et arrivée : Lutry, Débarcadère, Quai Gustave Doret 28.

14h00 : Visite de St-Saphorin, parcours par Les Faverges et Le Monteiller (2h30), avec Laurent Auberson, historien et archéologue. Départ : St-Saphorin, devant l’église. Arrivée : Rivaz, pl. du Collège.

14h30 : Visite avec le petit train à travers les vignobles de Rivaz et Chardonne (2h00), avec un guide de Lavaux Patrimoine mondial. Départ et arrivée : gare de Rivaz. Coût : 10.- COMPLET!

14h30 : Visite de Rivaz (2h00), avec Yves Blanc, architecte. Départ et arrivée : Rivaz, pl. du Collège.

17h00 : Vernissage du Clou rouge à Rivaz

Inscription obligatoire
Email : info@patrimoinesuisse-vd.ch (en précisant la/les visites auxquelles vous souhaitez participer)
Téléphone: 021 944 15 20 (mardi et jeudi, horaires du secrétariat)

Information
Visites par tous les temps. Bonnes chaussures recommandées. Prendre aussi de quoi se protéger par beau temps.
En raison de la pandémie, veuillez consulter notre site quelques jours avant.

Site partenaire
Lavaux Patrimoine Mondial: www.lavaux-unesco.ch

Distinction vaudoise du patrimoine 2020 : la Fondation du Bois de Chênes honorée par Patrimoine suisse, section vaudoise


8 mai 2020

Après avoir distingué en 2018 les restaurations du Château de l’Aile et de la Salle del Castillo à Vevey, la section vaudoise de Patrimoine suisse a choisi de décerner la Distinction vaudoise du patrimoine 2020 à la Fondation du Bois de Chênes pour la restauration exemplaire de la Ferme-Château et la réhabilitation de l’ensemble du domaine dont elle a la responsabilité. Dirigés par le bureau Glatz-Delachaux entre 2016 et 2019, les travaux ont sollicité le savoir-faire d’un grand nombre d’artisans et d’experts de la région, spécialistes à la fois du patrimoine naturel et architectural.

Historique

Construite à la fin du XVIIe siècle par Etienne Quisard, seigneur de Givrins et nouvel acquéreur de la seigneurie de Genolier, la Ferme-Château du Bois de Chênes a connu plusieurs propriétaires issus de la noblesse jusqu’à l’achat par la Commune en 1919. Le site et l’extérieur des bâtiments sont classés en 1961 tandis que l’ensemble bâti est recensé en note 2 (d’importance régionale). Le classement « monument historique » du site dans sa globalité est validé en 2016.

État de conservation du bâtiment avant travaux

Progressivement abandonné par les seigneurs après la construction au milieu du XVIIIe siècle du nouveau château de Coinsins, situé à quelques kilomètres de là, l’ensemble bâti du Bois de Chênes ne devient plus qu’une grande ferme. Son exploitation perdure jusqu’au début des années 1960, avec bétail et cultures, sans entretien ni modifications majeures, échappant ainsi aux modernisations des techniques agricoles. La volonté des autorités locales, devenues propriétaires du domaine et des forêts alentours, de céder le site à l’armée pour y édifier une place de tir génère une telle levée de boucliers de la population que les autorités cantonales prennent le parti de le classer en 1961, protégeant avant tout la forêt, les espaces naturels et la biodiversité. Dès cette date, les bâtiments ne sont quasiment plus entretenus à l’exception des toitures. Cet entretien minimal a permis de limiter les dégradations. L’absence d’intervention majeure a conféré aux bâtiments leur caractère exceptionnel. En effet, très peu de bâtiments subsistent dans la région dans un état d’origine aussi complet.

Programme de réhabilitation

Créée en 2014 afin d’assurer à long terme la sauvegarde de ce patrimoine naturel et bâti d’exception, la Fondation du Bois de Chênes a choisi de procéder à une restauration importante mais douce, respectueuse de la substance historique, de la typologie des espaces, de ses matériaux, aménagements et décors. Les bâtiments restaurés comprennent l’ancienne habitation seigneuriale, où se trouvent aujourd’hui des espaces de conférences et d’accueil ainsi que deux logements de fonction ; la grange, dont le grand volume permet d’accueillir des manifestations, des expositions ; les annexes et le fournil. Le four à pain d’origine sert désormais à des activités pédagogiques et de démonstration.

A été conservé tout ce qui pouvait l’être : enduits, décors, pierre, menuiseries, parquets, planchers, charpente, etc. Les matériaux trop dégradés ont été remplacés par des matériaux analogues, d’origine locale. D’autre part, une réponse adaptée aux plus hautes exigences en matière d’énergie a été donnée : mise en place d’isolants compatibles avec les matériaux historiques, production de chaleur avec des plaquettes forestières issues des forêts voisines, production d’eau chaude par panneaux solaires thermiques disposés sur une annexe, production d’électricité pour le site par panneaux photovoltaïques disposés sur le bassin d’eau épurée. Enfin, une attention particulière a été donnée à la préservation de la biodiversité qui a colonisé progressivement le bâti, et un système d’épuration des eaux original – par lombrification – a été mis en place.

Cette réhabilitation est pour Patrimoine suisse, section vaudoise, un exemple qui illustre parfaitement que patrimoine bâti, biodiversité et normes énergétiques peuvent se conjuguer de manière harmonieuse et il est à souhaiter que ce type de restauration suscite à l’avenir de nombreux émules. D’autre part, la qualité de cette restauration vient d’être reconnue par un prestigieux prix international, décerné par Europa Nostra.

→ La Distinction sera remise au maître de l’ouvrage le samedi 5 septembre à la suite de l’Assemblée générale de Patrimoine suisse, section vaudoise.

Informations supplémentaires et photographies :
www.patrimoinesuisse-vd.ch/activites/distinction
https://glatz-delachaux.ch
http://boisdechenes.ch
http://www.europeanheritageawards.eu/winner_year/2020

Contacts :
Béatrice Lovis, présidente de Patrimoine suisse, section vaudoise : beatrice.lovis@patrimoinesuisse-vd.ch
Georges Richard, président de la Fondation : richard.genolier@bluewin.ch
Nicolas Delachaux, architecte mandataire : Nicolas.Delachaux@glatz-delachaux.ch

La Tour-de-Peilz, le 8 mai 2020

Photo: Luca Delachaux 2019

« Le patrimoine, un puits sans fonds? » Conférences de RéseauPatrimoineS, février-mars 2020


28 janvier 2020

Patrimoine naturel, culturel, immatériel… RéseauPatrimoineS affirme l’unicité du patrimoine à travers sa diversité apparente. Elle s’engage à décloisonner les pratiques et les institutions et favorise la collaboration de tous les acteurs concernés. Pour ce faire, RéseauPatrimoineS veut être un lieu de rassemblement et d’échanges, une force de réflexion et de proposition politique.

Lieu: Aula du Palais de Rumine, Lausanne

mardi 11 février, 19h-20h30
Didier Rykner, « Le patrimoine: un coût ou une ressource? »

Le patrimoine est ce que nous avons hérité et que nous devons transmettre. Donc, en raison de sa définition même, il faut tout conserver. Des solutions existent pour financer le patrimoine sans obérer le budget d’un État. Pourquoi alors est-ce si difficile de mener une politique patrimoniale ambitieuse ?
Fondateur du journal en ligne La Tribune de l’Art, Didier Rykner est historien de l’art et journaliste. Considérant qu’il est impossible d’étudier l’art sans s’attacher à sa défense, il mène un combat permanent contre le vandalisme et pour le respect du patrimoine historique.

mardi 17 mars, 19h-20h30
Jacques Bujard, « La sauvegarde du patrimoine dans le canton de Neuchâtel »

Ce n’est pas là qu’il faut couper ! Trop cher ! Le financement de la conservation du patrimoine fait débat depuis longtemps, un débat qui se ranime à chaque péjoration des finances publiques, à chaque ralentissement économique, à chaque modification des enjeux politiques.
Ancien vice-président de la Commission fédérale des monuments historiques Jacques Bujard est docteur en archéologie. il est le Chef de l’Office du patrimoine et de l’archéologie du canton de Neuchâtel.

& Christophe Le Nédic, « Lutter contre la nature … pour protéger la nature? »

Quelle idée curieuse, d’autant plus quand des fonds publics doivent être engagés pour cela. Exemple de la Grande Cariçaie, illustration parfaite d’un paradoxe très helvétique.
Christophe Le Nédic, biologiste diplômé de l’Université de Lausanne, travaille depuis 30 ans dans l’organisation chargée de la conservation de la Grande Cariçaie. Un site fabuleux et un bonheur renouvelé tous les jours !

www.reseaupatrimoines.ch