Mollards-des-Aubert

Un projet unique
Situé à 1300 mètres d’altitude, encerclé de forêts, au cœur du Parc Jura vaudois,  ce domaine agricole a été préservé depuis plus d’un demi-siècle de toute transformation. Datant de 1720, son bâtiment est désormais recensé monument d’intérêt régional (note 2). Il constitue un témoignage unique, ayant été la dernière demeure d’altitude habitée à l’année de tout le Jura suisse jusqu’en 1950. Propriétaire depuis sa construction, la famille Aubert l’a transmise à la fondation Les Mollards-des-Aubert. Son dernier habitant a été le peintre et graveur Pierre Aubert (1910-1987).

Le bâtiment
À la fois abrité des vents et surplombant le village du Brassus, le domaine a longtemps permis une survie modeste à ses propriétaires, lesquels ont pratiqué outre l’agriculture, la coutellerie, la tournerie ou le polissage de pierres d’horlogerie.
Parfaitement représentative de l’habitat jurassien, la ferme est partagée dans le sens du faîte en deux moitiés semblables (habitation et rural), chacune avec son «tuyé» (grande cheminée tronconique en bois). Puis l’un des «tuyés» a été abandonné au profit d’une verrière pour éclairer l’atelier du peintre. L’étage, son salon et les chambres entièrement boisées ainsi que l’atelier, seront conservés en l’état.
Assainie et isolée, l’habitation accueillera les amateurs de nature et de lieux chargés d’émotion. C’est la valeur patrimoniale du bâtiment qui est à l’origine de l’engagement de Patrimoine Suisse et de sa section vaudoise, partenaires du projet.

La restauration
La première étape réalisée entre 2012 et 2015 a consisté à supprimer les effets de l’humidité dans la structure du bâtiment en drainant son pourtour. L’assainissement du rez et la restauration de la cuisine du 1er étage ont aussi été effectués.
En 2015 et 2016, seuls des travaux de réfection des murs en pierres sèches ont été effectués, l’entretien extérieur courant assuré et le jardin cultivé.
Depuis 2015, le Conseil de fondation prépare la deuxième phase des travaux, tout aussi cruciale. Elle concerne l’enveloppe du bâtiment, qui comprend la restauration du toit, des façades, des volets et fenêtres en bois, ainsi que la reconstruction du porche d’entrée en tavillons. Se posent également les questions liées au traitement des eaux usées et à l’installation de panneaux photovoltaïques peu visibles pour un usage limité de l’éclairage. Cette deuxième étape est estimée à 795’000 francs. Une recherche de fonds a été lancée (→ plus d’informations).

L’environnement
À quelque distance de la route du Marchairuz, la découverte du domaine des Mollards est toujours une surprise. Le calme qui y règne est appréciable et la clairière offre un bel ensoleillement. Si les terrasses de pierres sèches du Mont-Rond ont un jour soutenu un moulin à vent depuis longtemps disparu, elles ont surtout profité des graines d’orge et de blé semées sur ces lopins de jardin potager, garantissant l’autarcie aux Aubert.

Le projet
La Fondation a pour but ultime la mise à disposition de ce patrimoine dans le cadre du Parc Jura Vaudois par le biais d’animations culturelles. La ferme des Mollards s’insèrera aussi dans le projet Vacances au cœur du patrimoine développé par Patrimoine suisse. Le Conseil de fondation souhaite achever la rénovation de ce joyau régional pour transmettre à un large public, et en particulier aux jeunes générations, un témoin précieux des racines culturelles et économiques qui ont contribué à faire de la Vallée ce qu’elle est aujourd’hui.

La Fondation
La fondation Les Mollards-des-Aubert s’est constituée en 2004 en rachetant le bâtiment et le domaine. Les sociétés fondatrices sont Patrimoine suisse, la section vaudoise de Patrimoine suisse, Pro natura Vaud et la Fondation Pierre Aubert. Claudio di Lello a succédé en 2017 à Christiane Betschen pour représenter Patrimoine suisse section vaudoise au sein de la fondation.

Plus d’informations: www.les-mollards-des-aubert.ch

Photo Claudio di Lello 2018