Parution: « Les bâtisseurs de Lavaux », dir. Bruno Corthésy, PPUR, 2019


8 septembre 2019

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la région de Lavaux se distingue tant par son aménagement en terrasses et sa topographie extraordinaire que par les objets architecturaux anciens ou modernes, prestigieux ou modestes, qui contribuent à sa configuration exceptionnelle. Les nombreux villages, églises, châteaux, maisons vigneronnes, murs, escaliers, capites ou villas modernistes qu’elle abrite sont autant de témoignages d’un savoir-faire, de formes et d’un mode de vie spécifiques. Bien que de réputation internationale, Lavaux n’avait jusqu’à présent jamais fait l’objet d’une étude approfondie de son patrimoine architectural et bâti. C’est afin de combler cette lacune que cet ouvrage a été conçu. Rédigé par les meilleurs spécialistes de chaque époque et de chaque domaine, abondamment illustré de documents historiques et de photographies actuelles, il présente de façon chronologique l’évolution de ce panorama unique et s’attache à tous ceux qui, illustres ou méconnus, ont participé à son édification, de la Préhistoire à nos jours: évêques, moines, princes et patriciens, architectes, peintres, artisans, vignerons, ingénieurs et sauveurs du patrimoine. Connaître un patrimoine permet de le préserver. Si Lavaux est aujourd’hui protégé, rien ne présage qu’il en sera toujours ainsi. C’est donc également à la prise de conscience de la valeur de ce territoire et à la nécessité de sa sauvegarde que souhaite inviter ce livre.

Sommaire

Préface, par Me Marcel Heider, vice-président, et Suzanne Debluë, secrétaire de l’association Sauver Lavaux

Introduction, par Bruno Corthésy

1. PRÉHISTOIRE ET ANTIQUITÉ, Les premiers habitants et habitantes au bord de l’eau – Sites mégalithiques et gallo-romains, par Elena Burri-Wyser et Lionel Pernet.

2. LE MOYEN ÂGE, Conquérir la pente – Évêques et moines: les artisans d’un paysage viticole, par Laurent Auberson – Des évêques bâtisseurs: fortifier Lavaux, par Laurent Auberson – Les peintures médiévales des églises de Corsier-sur-Vevey et de Chardonne, par Brigitte Pradervand.

3. LES TEMPS MODERNES, Les acteurs de la prospérité – Patriciens, roturiers et…quelques moines: domaines et propriétaires en Lavaux au temps de Leurs Excellences, par Rudolf Rengier – Les maîtres-maçons valsésiens en Lavaux, par Rudolf Rengier – Le décor exceptionnel d’Humbert Mareschet sur les voûtes de l’église de Lutry, par Brigitte Pradervand – Les créateurs anonymes, par Denyse Raymond – Lavaux classique et néoclassique, par Guillaume Curchod.

4. L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE, La construction d’un paysage – Les ingénieurs, dompter le paysage, par Bruno Corthésy – L’architecture du tourisme: vestiges et souvenirs, par Dave Lüthi – L’art sacré du XXe siècle en Lavaux, par Camille Noverraz – Le carnotzet, par Bruno Corthésy – Frédéric Gilliard, Claude Jaccottet et Pierre Margot. Restaurer Lavaux au XXe siècle, par Vanessa Diener – La modernité dans Lavaux, par Patrick Moser – L’autoroute du Léman, par Bruno Corthésy – Franz Weber, le vignoble avant tout, par Pauline Salamin – Jean-Pierre Vouga et Jean-Pierre Dresco, une pierre à l’édifice, par Pauline Salamin.

Épilogue – Remerciements – Index des personnes et des lieux – Bibliographie – Biographies des auteurs

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Journées européennes du patrimoine – « Couleurs », 14-15 septembre 2019: A la découverte de Rivaz, un village vigneron


30 août 2019

Cette année, les Journées européennes du patrimoine mettent à l’honneur les « Couleurs » ! Cette thématique nous invite à redécouvrir le patrimoine bâti de la Suisse sous un angle inédit et à débattre de l’usage de la couleur dans l’espace public. Pas moins de seize sites vaudois sont proposés au public. Notre section s’est associée à l’événement et propose des visites autour de la mise en couleur.

Rivaz : un village vigneron

La mise en couleur des bâtiments, qu’ils soient d’importance patrimoniale ou non, est une question délicate à laquelle les propriétaires et les autorités communales se trouvent régulièrement confrontés. Quelle couleur choisir pour la façade, les volets, ou encore pour la toiture ? Ce type de questionnement est d’autant plus important dans le cadre d’ensembles bâtis dont l’intérêt patrimonial est élevé. Il préoccupe en effet les différents acteurs du patrimoine soucieux d’accompagner des projets de restauration qui ne doivent pas être dictés par des goûts purement personnels et subjectifs.

En 2014, la région de Lavaux – inscrite à l’UNESCO depuis 2007 – se dote d’un guide architectural et paysager, réalisé sur la base d’études historiques et de nombreux sondages. Le nuancier des couleurs et l’utilisation des matériaux y sont définis afin que les constructions de Lavaux s’inscrivent d’une part dans une harmonie paysagère, et perpétuent d’autre part, autant que possible, des savoir-faire originaux qui caractérisent l’architecture viticole de cette région.

Entouré d’un écrin de vignes et dominant le lac, le village de Rivaz offre d’excellents exemples pour aborder la thématique de la mise en couleur : soubassements, chaînes d’angles, corniches et avant-toits sont autant d’éléments qui méritent une attention particulière, de même que les matériaux choisis, qui ont une incidence directe sur la couleur (crépis, pierres de taille ou tuiles).

La visite du village, sous la conduite de l’architecte Yves Blanc, coauteur du Guide architectural de Lavaux, permettra d’exercer l’œil de chacun et de découvrir de nombreux détails qui nous échappent bien souvent lorsqu’on traverse ces lieux pittoresques.

Horaire des visites : 10h00, 11h30, 14h00 et 16h00 (sa 14 et di 15 septembre)

Inscriptions : info@patrimoinesuisse-vd.ch ou au 021 944 15 20 aux heures de réception (visites limitées à 30 personnes)

Lieu de rendez-vous : place du Collège 2

Accès : CFF « Rivaz », puis 12 min à pied ; parking souterrain de la Prélyire (à l’intersection de la rte de la Sallaz et du ch. de Derrey)

Organisation : Patrimoine suisse, section vaudoise, avec la collaboration de la commune de Rivaz et des vignerons du village

Commander le programme : www.nike-kulturerbe.ch/fr/venezvisiterch-journees-du-patrimoine

« Lise, la veneindzâosa – Lise, la vendangeuse » de Henri Kissling: hommage des patoisants vaudois aux vignerons


29 août 2019

Lise, la veneindzâosa – Lise, la vendangeuse d’Henri Kissling (1886-1952) est un hommage des patoisants vaudois aux vignerons, en souvenir de la langue parlée par leurs aïeux dans les vignobles de Lavaux et du Chablais vaudois. Cette nouvelle, qui se déroule lors des vendanges de l’automne 1691, a été présentée en 1950 au concours littéraire des dialectes rhodaniens de l’Académie Rhodanienne des Lettres à l’occasion des Fêtes du Rhône, organisées à Avignon par l’Union Générale des Rhodaniens. Cette nouvelle obtint un prix dans la catégorie des Jeux floraux, avec les félicitations du jury.

La préface de cet ouvrage a été signée par Isabelle Raboud-Schüle, ethnologue, directrice du Musée gruérien de Bulle et conseillère de la Confrérie des Vignerons. Elle évoque cette nouvelle dans le contexte de la Fête des Vignerons 2019. Avec des extraits de l’oeuvre de Juste Olivier, l’introduction souligne les liens immémoriaux tissés entre le patois vaudois et les parades, bravades, « pourminades » et Fêtes des Vignerons d’autrefois. Aujourd’hui encore, les origines du travail monacal de nos terrasses du vignoble de Lavaux se perpétuent sous la devise bénédictine « Ora et Labora » de la Confrérie des Vignerons.

Descriptif de la plaquette

Cycle de conférences 2019 : «Les fouilles archéologiques, travaux et restaurations du château de Chillon»


28 août 2019

Cet automne, le château de Chillon organise un cycle de conférences ayant pour thème : « Les fouilles archéologiques, travaux et restaurations du château de Chillon ». Cinq conférences thématiques, précédées d’une visite guidée, auront lieu entre septembre et novembre 2019.  Chillon est un modèle en matière de conservation et de restauration. Pilotées depuis 1892 par une Commission technique, les opérations réalisées sur le monument sont de natures très diverses.

Programme : 17h : Visite commentée / 18h30 : Conférence

MARDI 3 SEPTEMBRE — L’héritage d’Albert Naef
Par Claire Huguenin, historienne, anciennement conservatrice du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire de Lausanne.
Des traces visibles subsistent des fouilles archéologiques et des restaurations menées par l’archéologue Albert Naef. Celles-ci étaient pensées pour inscrire les étapes de son histoire sur les murs du bâtiment, avec une volonté presque pédagogique.

MARDI 8 OCTOBRE — Le bois à Chillon
Par Claude Veuillet, conservateur-restaurateur SCR mobilier et bois, expert technique pour les Monuments Historiques et l’Office fédéral de la culture.
La pierre et le bois ont résisté aux outrages du temps dans une longue histoire commune. Découvrez ce savoir-faire lors d’une déambulation dans le château, en quête de ce mariage constructif, discret ou ostentatoire.

MARDI 22 OCTOBRE — La Salle du Châtelain : jeu d’équilibriste pour restaurer une restauration
Par Julian James, conservateur-restaurateur peintures murales, et Olivier Guyot, conservateur-restaurateur SCR peintures murales.
Les intervenants retracent le parcours de restauration de l’emblématique Salle du Châtelain ainsi que les questionnements des conservateurs-restaurateurs face à leur propre travail et celui de leurs prédécesseurs.

MARDI 5 NOVEMBRE — Architecture et patrimoine, un dialogue permanent
Bernard Verdon, architecte EPF-SIA, chef de projet DGIP-État de Vaud, président de la Commission technique du château de Chillon, et Antoine Graf, graf + rouault architectes, architecte en charge de la maintenance du château de Chillon.
Au fil des siècles, le château est passé par divers travaux de conservation-restauration. Les conférenciers interrogent le dialogue constant entre les valeurs patrimoniales, les règles déontologiques et l’architecture du château.

MARDI 19 NOVEMBRE — Les technologies de pointe au service du patrimoine – la numérisation du château 2009-2011
Olivier Feihl, Technicien en archéologie, Directeur d’Archéotech SA.
Dès 2009, l’ensemble du château a été numérisé par laserométrie et photogrammétrie. Découvrez ces opérations ainsi que leur utilisation lors d’analyses archéologiques pendant des travaux de restauration.

INFORMATIONS PRATIQUES
Visite guidée et conférence : CHF 30.-
Conférence seule (gratuite pour les membres ACC) : CHF 12.50
Billets : ici ou à la caisse le jour de l’événement.
Infos : info@chillon.ch / 021 966 89 10

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Publication sur l’ingénieur vaudois Adrien Pichard, par Paul Bissegger


30 juillet 2019

La biographie richement illustrée d’Adrien Pichard éclaire un pionnier majeur de notre histoire cantonale. Elle déborde cependant largement le personnage pour dessiner l’extraordinaire aventure collective, humaine et technologique que représente la modernisation du jeune Canton de Vaud au sortir de l’ère bernoise.
Formé à Paris, Pichard revient au pays en 1817. Ses chefs-d’oeuvre lausannois sont le Grand-Pont et la «Ceinture Pichard»,ainsi que le pénitencier de Béthusy, brièvement l’un des plus modernes d’Europe. Par ailleurs, ses nombreuses routes, aux tracés souvent difficiles, sont autant de hauts faits aujourd’hui méconnus. Elles ont pourtant rendu plus accessible le Vully, la contrée d’Oron, les pentes du Jura ou des Préalpes, ouvrant ainsi à la culture et aux échanges de vastes régions jusqu’alors peu développées.
Ce livre retrace l’épopée qui a permis au Canton d’entrer dans l’ère moderne: celle des ponts et chaussées, des corrections hydrauliques, de la navigation à vapeur, du chemin de fer et des nouvelles techniques routières, dont les ponts suspendus, le système MacAdam ou le rouleau compresseur. L’ingénieur participe aussi aux chauds débats scientifiques de l’époque, touchant les paratonnerres ou la question du niveau du Léman, un conflit quia opposé durant un siècle, et jusqu’au Tribunal fédéral, les cantons de Vaud et de Genève.
Enfin, lié à la «secte» des Saint-Simoniens, Pichard publie à Paris, en 1834, ses réflexions philosophiques sur l’origine des«notions radicales»; ouvrage original qui le place en marge de Fourier, Proudhon et Auguste Comte.

Paul Bissegger a étudié l’histoire et l’histoire de l’art aux universités de Lausanne et Genève. En marge de sa carrière à l’inventaire scientifique du patrimoine (Morges et district de Rolle, dans la collection des Monuments d’art de d’histoire du Canton de Vaud), il a publié plusieurs ouvrages dans la Bibliothèque historique vaudoise,consacrés à la redécouverte du Moyen Age et aux débuts du style néogothique dans notre Canton, à de prestigieuses demeures néoclassiques aux environs de Rolle, ainsi qu’aux architectes Alexandre et Henri Perregaux,bâtisseurs quasi-officiels du jeune Canton de Vaud et auteurs de plusieurs de ses bâtiments emblématiques.

Ponts et pensées. Adrien Pichard (1790-1841). Premier ingénieur cantonal, Bibliothèque historique vaudoise 147, 2019.

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Exposition à la Villa Le Lac « De Bel-Air à Babel – Un rêve de grandeur », jusqu’au 27 octobre 2019


4 juillet 2019

Exposition sur les tours, buildings et autres gratte-ciel construits ou projetés, de 1930 à 1970, à Lausanne, Vevey, Montreux et Aminona (Crans-Montana). Les cinq tours de l’exposition – retenues pour leur représentativité, leurs qualités esthétiques et la beauté formelle des documents d’archives – sont les oeuvres de cinq architectes qui ont imaginé le 21e siècle bien avant l’avènement de l’an 2000 : Jean Tschumi, René Deléchat, Alphonse Laverrière, Hugo Buscaglia et André Gaillard. Si les tours ont systématiquement été décriées au 20e siècle, elles sont aujourd’hui les composantes nécessaires d’un urbanisme responsable en quête de solutions pérennes.
L’exposition présente des dessins, des plans, des photographies et un film inédit de la construction de la Tour d’Ivoire de Montreux, ainsi que de magnifiques dessins du projet de gratte-ciel de Le Corbusier pour le quartier de la Marine à Alger.

From Bel-Air to Babel—A lofty dream
An exhibition that explores the towers, high rises and other skyscrapers built or planned, from 1930 to 1970, in Lausanne, Vevey, Montreux and Aminona (Crans-Montana). The five towers presented in the exhibition—chosen for their representativeness, their aesthetic qualities and the formal beauty of their archival documents—are the works of five architects who imagined the 21st century well before the advent of the year 2000: Jean Tschumi, René Deléchat, Alphonse Laverrière, Hugo Buscaglia and André Gaillard. Whereas the towers were systematically decried during the 20th century, today they are the necessary components of a responsible town planning in search of sustainable solutions. The exhibition displays drawings, plans, photographs and an unreleased film of the construction of the Tour d’Ivoire in Montreux (Ivory Tower), as well as some magnificent drawings of Le Corbusier’s skyscraper project for the Marine district in Algiers.

28 juin–27 octobre 2019
Ven | sam | dim | 11 h –17 h

Villa « Le Lac » Le Corbusier
Route de Lavaux 21, 1802 Corseaux–Suisse
www.villalelac.ch

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Une restauration complète indispensable pour la cure Notre-Dame, joyau néo-gothique veveysan


30 juin 2019

Vevey, le 24 juin 2019 – Dans un état avancé de vétusté, la cure de la paroisse Notre-Dame de Vevey doit impérativement faire l’objet d’une restauration intégrale, pour un coût de 3 millions de francs. Cette bâtisse néo-gothique classée a été édifiée au XIXe siècle et forme avec l’église un ensemble remarquable de grande valeur patrimoniale. Une association indépendante a été créée pour favoriser la recherche de fonds, complément indispensable au financement du projet.

Après la paroisse Notre-Dame en mars, la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD) vient de valider un projet de restauration complète de la cure Notre-Dame de Vevey, qui se trouve dans un état de vétusté préoccupant. De grande envergure, les travaux sont devisés à 3 millions de francs, dont environ 1,5 million pour la remise en état d’éléments patrimoniaux majeurs. Le chantier devra débuter dès que possible pour préserver l’enveloppe extérieure (toiture et façades) et garantir l’habitabilité et la sécurité (installations sanitaires et électriques) de la bâtisse néo-gothique, édifiée au milieu du XIXe siècle et classée avec la note 2 au recensement architectural vaudois.

Déjà au bénéfice d’une autorisation de construire délivrée par la Ville de Vevey, le projet de restauration, piloté par Nomad architectes, inclut également des transformations à l’intérieur de la bâtisse, afin de pouvoir en louer les deux étages supérieurs. Pour ce faire, il est prévu de déplacer le secrétariat paroissial et le bureau du curé dans un petit pavillon existant à côté de l’église. Le rez-de-chaussée de la cure restera dédié aux activités paroissiales.

«Seule la location d’une partie de la cure peut garantir à long terme notre capacité à assumer les grandes phases de restauration de ce monument historique, explique Urs Wagenbach, président du Conseil de paroisse. Ce n’est bien sûr pas de gaieté de cœur que la décision a été prise, mais compte tenu de nos moyens limités, nous n’avions pas d’autres options.» La loi vaudoise n’impose en effet pas aux communes de prendre en charge la restauration des cures, contrairement à celle des lieux de culte.

Appel aux dons

La paroisse catholique Notre-Dame doit encore impérativement trouver des moyens supplémentaires avant de démarrer les travaux. Près d’un million de francs fait défaut, même si la FEDEC-VD est disposée à prêter une partie conséquente de la somme manquante, à rembourser sur 20 ans. «Pour nous, la somme est considérable et nous devons veiller à ne pas reporter sur les générations futures de paroissiens une dette insupportable. Mais nous ne voulons pas non plus prendre le risque de retarder une restauration urgente, ni transiger sur sa qualité», complète Urs Wagenbach. Diverses opérations de recherche de fonds (dons de particuliers, demandes de subventions par des fondations, etc.) sont ainsi prévues dès cet été, avec l’objectif de pouvoir débuter les travaux en 2020 avec les garanties financières suffisantes.

Pour élargir le cercle des donateurs potentiels, l’Association pour la rénovation de la cure néo-gothique de Vevey, indépendante de la paroisse, a été créée. Elle garantit statutairement que chaque franc récolté servira exclusivement à financer les travaux liés à la préservation de ce monument. «La conservation de ce très bel ensemble néo-gothique à l’entrée de la ville constitue un enjeu patrimonial important et mérite incontestablement un large soutien», déclare Béatrice Lovis, membre de l’association et présidente de Patrimoine suisse, section vaudoise. «Patrimoine suisse soutient ce projet et se réjouit de pouvoir admirer cette cure exceptionnelle une fois restaurée.»

En savoir plus ou faire un don: www.cure-vevey.ch

Édifiées au XIXe siècle par l’architecte Emile Vuilloud, l’église catholique Notre-Dame de Vevey et sa cure (1869-1872) constituent un ensemble remarquable de style néo-gothique et témoignent d’une période charnière de l’histoire du canton. L’église Notre-Dame est ainsi la première grande église catholique à avoir été édifiée sur la Riviera vaudoise après la fin de l’occupation bernoise. Fondée en 1833, la paroisse catholique Notre-Dame de Vevey compte actuellement environ 12’000 paroissiens des communes de Vevey, La Tour-de-Peilz, Blonay et Saint-Légier. Si l’église a été complètement rénovée entre 2005 et 2011, grâce notamment au soutien des Villes de Vevey et de La Tour-de-Peilz, la cure, elle, n’a pas fait l’objet de travaux depuis 35 ans (1984) et sa restauration est totalement à la charge de la paroisse. La cure abrite actuellement le secrétariat paroissial, des espaces privatifs d’accueil, le logement du curé et deux petits studios pour les prêtres invités.

Domaine de La Doges: visites guidées pour les classes Harmos 6-8 dès cet été!


26 juin 2019

Situé sur les hauts de La Tour-de-Peilz, le domaine viticole de la Doges, est un écrin de verdure offrant une vue panoramique sur le lac Léman et les Alpes. Attestée par les sources depuis le XVIIe siècle, sa maison de maître et ses dépendances ont été parfaitement conservées. La section vaudoise de Patrimoine suisse, qui en est propriétaire, souhaite ouvrir les portes de ce domaine classé « Monument historique » au jeune public et proposer des visites guidées spécialement conçues pour vos classes.

En 1997, André Coigny-de Palézieux a légué ce domaine à l’association Patrimoine suisse avec le vœu qu’il reste un témoin d’une habitation bourgeoise des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Dans cet esprit, la somptueuse maison de campagne a été transmise avec l’ensemble du mobilier et des objets faisant partie de la vie quotidienne de la famille de Palézieux, qui y a vécu pendant près deux siècles. Les archives familiales, également conservées, mettent en lumière le mode de vie aisée de cette famille bourgeoise et les us et coutumes des siècles passés.

La section vaudoise de Patrimoine suisse propose depuis l’été 2019 des visites « clé en main » pour jeune public, adaptées à différents niveaux Harmos et dispensées par des guides historiens ou historiens de l’art. La visite de la maison de maître est complétée par un atelier proposant une réflexion sur les notions de patrimoine et de monument historique.

Public cible : élèves des classes de niveaux Harmos 6-8. Des visites adaptées aux niveaux Harmos 9-11 seront proposées dès l’automne 2020.

Temps de la visite : 2h, pause incluse.

dossier avec les informations générales relatives à la visite
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Château de Grandson: restauration patrimoniale et renouveau muséal


14 juin 2019

Entre restauration centennale et renouveau muséal, un groupe d’experts des deux bords de la Sarine se mobilise pour donner au Château de Grandson sa place dans le paysage touristique et culturel de Suisse.

2026, le 550ème anniversaire de la fameuse bataille de Grandson. C’est à cette date que le monument ouvrira l’ensemble de ses espaces, après plus de dix années de travaux centennaux. Pour sa majeure partie édifié au XIIIe siècle par Othon Ier de Grandson, le deuxième plus grand château de Suisse n’a jamais connu une restauration menée de manière aussi globale. Une opération de longue haleine dirigée par le groupement d’architectes AFM – Amsler, Fischer et Montavon – qui a permis de lever des zones d’ombre sur l’histoire du monument et de ses nombreux seigneurs.

M. Bruno Stefanini, président-fondateur de la Stiftung für Kunst, Kultur und Geschichte (SKKG) basée à Winterthour, a acheté en 1983 l’imposant château avec l’aide des autorités fédérales et cantonales, faisant de celui-ci la pièce majeure d’une des plus grandes collections privées de Suisse. Exploité depuis par la Fondation du Château de Grandson (FCG), il s’agit d’un rare exemple de coopération entre entités romandes et alémaniques, entre fondations propriétaires et exploitantes, en coordination étroite avec la commune de Grandson et les associations locales. Mais à la fin des années 2000, par manque d’entretien, le monument était fragilisé.

Plus de 32 millions de francs suisses, c’est le montant estimé pour la rénovation complète du château. La somme de 16 millions aura déjà été déboursée par la SKKG d’ici la fin de l’année 2019 sur l’ensemble de la planification, pour offrir une jeunesse au monument presque millénaire. Après un engagement initial de M. Stefanini, disparu en décembre 2018 à l’âge de 94 ans, la SKKG a confirmé sa volonté de donner au château la place qui lui revient dans le paysage culturel helvétique, en finançant les rénovations (avec l’aide des Monuments et Sites et de la Loterie Romande entre autres contributeurs) et en y exposant la partie historique de son immense collection, quasiment inconnue du public.
Un projet de renouveau muséal – dont les grandes lignes seront connues fin 2019 – est actuellement dessiné par un groupe de réflexion composé de 14 experts tant romands qu’alémaniques, issus des domaines des musées, du patrimoine bâti, du tourisme et du management culturel. Dans les idées : une exposition sur l’histoire du château, de la plus prestigieuse lignée seigneuriale du canton de Vaud – les Grandson – et de la célèbre bataille de Grandson, des expositions temporaires prenant appui sur la très riche collection de la SKKG et un centre international dédié à l’arbalète – symbole de la qualité suisse – dont la SKKG possède la collection la plus complète du pays et l’une des trois plus complètes du monde.
D’ici à 2026, le château ouvrira progressivement ces différentes attractions, offrant aux publics vaudois, romands et suisses des raisons d’attendre les célébrations que ne manqueront pas d’organiser la commune et le château de Grandson. Plus prochainement, et organisée par les Amis du Châteaux de Grandson comme chaque été depuis 20 années, la Fête Médiévale se tiendra le 17 et 18 août dans un château, certes en rénovation, mais toujours ouvert au public.

Renseignements
Camille Verdier, conservateur – c.verdier@skkg.ch – +41(0)24 445 29 26
Sylvie Gellein, directrice – s.gellein@chateau-grandson.ch – +41(0)24 445 29 26

Informations
Château de Grandson 12 Place du Château – 1422 Grandson
www.chateau-grandson.ch | +41(0)24 445 29 26

Horaires d’ouverture : tous les jours, de 8h à 18h (avril à octobre) ou 17h (novembre à mars)

Télécharger le communiqué de presse / le dossier de presse
Photographie: Avec C. Verdier, B. Verdon, B. Stefanini, Ch. Gratier, S. Gellein. © Michel Duperrex, La Région

Publication 2019: Les fermes du Jura bernois étudiées par Isabelle Roland


28 avril 2019

Le patrimoine rural du Jura bernois pour la première fois systématiquement étudié.

Entre lac et montagnes, le Jura bernois offre des paysages variés où alternent vallées, gorges étroites, plateaux, zones d’alpage et rives lacustres. Le caractère rural du territoire est extrêmement bien préservé par endroits, ce qui a permis la conservation d’un important patrimoine dont certains éléments remontent à la première moitié du XVIe siècle. Celui-ci est constitué de maisons paysannes, de métairies d’alpage, de maisons vigneronnes, de bâtiments préindustriels, d’édifices communautaires et de nombreuses annexes dont des greniers.
Le présent ouvrage, richement illustré et basé sur un important travail mené tant sur le terrain que dans les archives, présente le patrimoine rural du Jura bernois – pour la première fois systématiquement étudié – dans le cadre d’une approche pluridisciplinaire tout à la fois géographique, historique, architecturale et ethnologique.

Photo Jacques Bélat

Isabelle Roland, historienne de l’architecture, collabore depuis 1994 à l’Etude des maisons rurales de Suisse. Elle
a publié plusieurs livres et articles scientifiques consacrés au patrimoine architectural de la Suisse romande, dont le volume sur Les maisons rurales du canton de Genève (co-auteure), et celui sur Les maisons rurales du canton du Jura.
Avec la collaboration de Laurence Marti.

Isabelle Roland, Les maisons rurales du canton de Berne, tome 4.2, Le Jura bernois, 548 pages, 966 illustrations, cartes et graphiques. Edité par la Société suisse des traditions populaires. CHF 95.–

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